
Il est 8 h 15. Les premiers clients arrivent. Vous allumez votre ordinateur et découvrez qu’il est impossible d’accéder à votre agenda. Les dossiers des animaux sont également indisponibles. Un message inhabituel apparaît à l’écran et réclame le paiement d’une rançon.
Comment continuer les consultations ? Pouvez-vous récupérer vos données ? Qui devez-vous appeler ?
Pour un cabinet vétérinaire indépendant, une cyberattaque peut rapidement devenir un problème opérationnel majeur. Agenda, dossiers, facturation, stocks, comptabilité : une part croissante de l’activité repose sur l’informatique.
La cybersécurité n’est donc plus uniquement l’affaire des grandes entreprises. En Belgique, le Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB) met notamment à disposition des entreprises des recommandations destinées à renforcer leur niveau de protection.
Alors, votre cabinet est-il réellement préparé ?
On pourrait penser qu’un cabinet vétérinaire constitue une cible peu intéressante pour des cybercriminels. Ce raisonnement est trompeur.
Le cabinet possède de nombreuses données : identité et coordonnées des propriétaires, informations de facturation, dossiers des animaux, documents administratifs, messagerie ou encore données relatives aux élevages.
Surtout, une attaque n’est pas nécessairement dirigée spécifiquement contre votre établissement.
De nombreuses cyberattaques sont opportunistes. Les criminels recherchent des systèmes insuffisamment protégés, des accès vulnérables ou des utilisateurs susceptibles de tomber dans le piège d’un e-mail frauduleux.
En Belgique, le CCB constate que les organisations sont notamment confrontées aux ransomwares, au phishing et aux fuites de données. Son rapport sur les cybermenaces a notamment identifié le ransomware comme l’une des menaces importantes auxquelles sont confrontées les organisations belges.
Le portail officiel Safeonweb constitue ainsi une ressource particulièrement utile pour sensibiliser les entreprises et leurs collaborateurs aux risques numériques.
Parmi les menaces les plus spectaculaires figure le ransomware, ou rançongiciel.
Son principe consiste à compromettre un système informatique pour bloquer son accès, chiffrer ses données ou les copier. Les cybercriminels réclament ensuite une rançon.
Le scénario devient particulièrement problématique dans un cabinet vétérinaire.
Impossible de consulter l’agenda. Les dossiers des animaux ne s’ouvrent plus. La facturation est perturbée. Certaines informations nécessaires aux consultations deviennent momentanément indisponibles.
Le problème n’est donc pas uniquement informatique : c’est toute la continuité d’activité qui peut être affectée.
Le Centre pour la Cybersécurité Belgique recommande notamment, en cas de ransomware, d’isoler les systèmes infectés et de privilégier une restauration à partir de sauvegardes fiables plutôt que le paiement d’une rançon.https://ccb.belgium.be/fr
Une cyberattaque soulève un deuxième problème : celui des données à caractère personnel.
Un cabinet vétérinaire conserve notamment les noms, adresses, numéros de téléphone, adresses e-mail ou informations de facturation de ses clients.
Ces données sont soumises au RGPD, applicable en Belgique comme dans les autres pays de l’Union européenne.
Une cyberattaque peut compromettre leur confidentialité, leur intégrité ou leur disponibilité. Le problème ne se limite donc pas au vol d’un fichier contenant les coordonnées des clients.
En Belgique, c’est l’Autorité de protection des données – APD qui constitue l’autorité de référence.
Lorsqu’une violation de données à caractère personnel est susceptible d’engendrer un risque pour les droits et libertés des personnes physiques, le responsable du traitement doit la notifier à l’autorité compétente dans les meilleurs délais et, si possible, dans les 72 heures suivant sa découverte. L’APD dispose d’un portail spécifique permettant aux organisations d’effectuer cette démarche.
La sauvegarde constitue l’un des principaux remparts contre les conséquences d’une attaque.
Mais attention à une confusion fréquente : copier ses données ne signifie pas nécessairement disposer d’une sauvegarde réellement exploitable après un incident.
La fréquence doit d’abord être adaptée à l’activité. Posez-vous une question très concrète : pourriez-vous accepter de perdre les rendez-vous, factures et informations enregistrés depuis une journée ? Une semaine ?
Il faut ensuite éviter qu’une attaque puisse atteindre simultanément les données originales et toutes leurs sauvegardes.
Dans ses recommandations destinées aux petites organisations, le Centre pour la Cybersécurité Belgique préconise des sauvegardes automatisées régulières ainsi que la conservation périodique d’une copie hors ligne, non connectée au réseau.
Enfin, une précaution est souvent oubliée : tester la restauration.
Une sauvegarde peut exister sans être exploitable. Un problème de support, de configuration ou de procédure peut n’être découvert que le jour où l’entreprise tente de récupérer ses informations.
La bonne question n’est donc pas seulement :
« Mes données sont-elles sauvegardées ? »
« Si je perds mes données aujourd'hui, combien de temps me faudra-t-il pour les restaurer et recommencer à travailler ? »
Le logiciel pour vétérinaire occupe aujourd’hui une place centrale dans le fonctionnement d’un cabinet.
Dossiers, agenda, facturation, stocks ou historique des consultations : son indisponibilité peut rapidement désorganiser l’équipe.
La sécurité doit donc faire partie des critères étudiés lors du choix d’une solution.
Quelques questions méritent d’être posées : où les données sont-elles stockées ? À quelle fréquence sont-elles sauvegardées ? Comment les droits d’accès sont-ils gérés ? Comment restaurer les informations après un incident ?
Il faut également savoir précisément ce qui relève de l’éditeur du logiciel, de votre prestataire informatique et de votre propre responsabilité.
Avec Epivet, comme avec tout logiciel métier stratégique, l’objectif est de disposer d’un environnement informatique organisé et de procédures suffisamment maîtrisées pour éviter qu’un incident technique ne se transforme en paralysie durable du cabinet.
Pour une securité accrue, Epivet propose un service de sauvegarde automatisée sur un coffre-fort numérique externalisé.
Voici probablement le meilleur test à réaliser.
Imaginez que demain matin aucun ordinateur du cabinet ne soit utilisable pendant 24 heures. Que faites-vous ?
Si personne ne connaît la réponse, il est temps de préparer un plan de continuité d’activité simplifié.
Conservez dans un endroit accessible les coordonnées de votre prestataire informatique et du support de votre logiciel. Déterminez comment joindre les clients attendus, enregistrer temporairement les consultations et maintenir les opérations essentielles.
Prévoyez également qui doit prendre les décisions en cas d’incident.
Une procédure d’une ou deux pages, connue de toute l’équipe, sera souvent beaucoup plus utile qu’un document complexe que personne ne consulte.
La première règle consiste à ne pas improviser.
Si un ransomware est détecté, il faut notamment isoler les équipements concernés afin d’éviter une propagation vers les autres systèmes.
Le CCB recommande également de préserver les sauvegardes, de reconstruire les systèmes de manière contrôlée et de vérifier qu’ils sont exempts d’éléments malveillants avant leur reconnexion au réseau. Il déconseille fortement le paiement d’une rançon.
Le Centre pour la Cybersécurité Belgique et Safeonweb constituent alors les deux principales ressources institutionnelles belges à consulter.
Si l’incident implique des données personnelles, il faut parallèlement déterminer si une notification auprès de l’Autorité de protection des données est nécessaire.
Un cabinet vétérinaire indépendant n’a pas besoin de disposer du service informatique d’un grand groupe pour améliorer sa sécurité.
Des sauvegardes fiables, des logiciels à jour, des accès correctement protégés, une équipe sensibilisée et une procédure de continuité constituent déjà une base solide.
Enfin, le logiciel pour vétérinaire étant devenu indispensable au fonctionnement quotidien du cabinet, la sauvegarde, la sécurité et les possibilités de restauration des données doivent désormais faire partie des critères à examiner.
L’objectif n’est pas d’imaginer que toute cyberattaque peut être évitée. Il est de pouvoir répondre sereinement à une question beaucoup plus pragmatique :
« Si cela nous arrive demain matin, sommes-nous prêts ? »
Sources belges utiles
Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB) — organisme national de référence en matière de cybersécurité.
Safeonweb — prévention et sensibilisation aux risques numériques.
CyberFondamentaux du CCB — recommandations pratiques destinées notamment aux petites organisations, avec un volet consacré aux sauvegardes.
Autorité de protection des données — autorité belge compétente pour la protection des données personnelles et les notifications de violations de données.

L’équipe Epivet

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